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2013 - Marianne, 26 ans, chargée de communication, en couple depuis un an.
Habite seule un 56m2, dont elle est propriétaire à 20%, dans le quartier Marx Dormoy à Paris (18ème) depuis deux ans. Elle utilise 50% de ses revenus dans le remboursement de son emprunt.

« Quand je pense « habiter », j’ai l’image d’un cocon dans la fourmilière de la ville.
Ma maison c’est une protection, un refuge où je peux me couper de tout le reste.
J’aime que ce soit un lieu personnalisé, avec son histoire, où se mêlent mes souvenirs
et tout ce que j’ai traversé dedans. » Marianne
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2014 - Pauline et Lô, 30 et 34 ans, gérante de bar et entrepreneur, en couple depuis six ans.
Habitent un 64m2, en location, derrière la mairie du XVIIIème depuis cinq mois. Ils investissent 45% de leurs revenus dans leur loyer.

« Ce qui est le plus important c’est la lumière. A part ça, un endroit qui nous ressemble, qui ait un peu une âme, qui ne soit pas l’intérieur de tout le monde. Du coup on a plein de meubles de récup’. On a construit notre intérieur ensemble. Le seul problème c’est que moi j’aime bien quand c’est rangé alors que Lô il aime quand c’est le bordel. Par exemple si il rentre et que la table basse est vide, ça le stress. Alors il va vider tout le contenu de ses poches dessus, et là c’est moi que ça stress ! Il est content qu’on ait un enfant, parce qu’un enfant ça fout le bordel. » Pauline

« L’essentiel c’est la lumière, ça change beaucoup de choses parce que tu peux rester chez toi et avoir l’impression que tu as bougé. Si tu es dans le noir, tu es obligé de sortir. Ça change tout la lumière. Je me rends compte que jusque ici je n’avais jamais vraiment habité un endroit. Pas moi juste y vivre mais vraiment habiter l’endroit, l’investir. C’est surement dû au fait que nous allons enfanter qui créer un besoin de nidification. Faire un enfant c’est fonder une famille, il faut alors un lieu de regroupement, et ce lieu c’est la maison ».
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2013 - Mathieu, 29 ans, directeur de PME, en couple depuis 5 mois, Maud, 27 ans, chef de projet partenariat, en couple depuis 9 mois et Manu, 29 ans, consultant, en couple depuis 9 mois.
Habitent un 100m2 en location dans le 11ème depuis un an et demi. Ils investissent respectivement 24%, 27% et 31% de leurs revenus dans leur loyer.

« Un des premiers critères c’est le quartier car je peux très facilement, de chez moi, rayonner dans des endroits qui me plaisent. L’appart, grâce à sa surface, on prend plaisir à rester dedans, surtout dans les pièces communes qui sont grandes et agréables. C’est en partie pour ça le choix de la colocation mais aussi et surtout de vivre à plusieurs. J’aime bien partager la vie quotidienne et ne pas me retrouver face à un mur. Et puis j’ai toujours une vision festive de la coloc malgré mes 29 ans ! Je n’ai jamais habité tout seul, je ne suis pas sûr d’en être capable. » Mathieu

« Partager. L’appart en lui même je m’en moque un peu, c’est comment j’y vis qui compte. L’échange qui s’y passe, les gens qui sont dedans et la façon dont on habite ensemble. Bien sûr tous les lieux ne permettent pas cela, il faut tout de même que ce soit grand mais ce n’est pas ça qui est important. C’est un choix revendiqué et affirmé d’habiter en colocation. » Maud

« J’ai besoin de maitriser la déco de mon appart, c’est d’ailleurs la première chose que je fais quand j’arrive quelque part. Mes colocataires me laissent pas mal la main donc c’est chouette. M’approprier le quartier aussi par les commerces de proximité etc. Si il colle à mes goûts je me sens plus habiter dans mon appartement. Et puis bien sûr il y a les gens avec qui je vis. J’ai plutôt eu des expériences heureuses et ça fait dix ans que je vis en colocation donc j’imagine que c’est quelque chose d’important pour moi mais je ne prêche pas l’habitat collectif. » Manu
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2015 - Agathe et Manu, 29 et 31 ans, Maud, Grégoire et Jasmin, 29, 31 ans et 5 mois.
Légende en cours
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2013 - Clémentine et Félix, 27 et 28 ans, interne en médecine et journaliste, mariés en 2011,
en couple depuis trois ans.
Habitent un 32m2, en location, dans le quartier de Château Rouge à Paris (18ème) depuis deux ans. Ils mettent 20% de leurs revenus dans leur loyer, ils viennent également d’acquérir une maison à la campagne.


« Un lieu où je peux extrêmement bien dormir lorsque je ne suis pas à l’hôpital,
c’est le point essentiel. Sinon, il y a aussi la possibilité d’inviter des gens dans un espace
chaleureux où je me sens bien, qui sent bon et où j’ai mes repères. » Clémentine

« Le fait d’avoir un territoire qui m’appartient pleinement, où,
si je le souhaite, personne ne rentre. C’est chez moi et pas chez les autres.
C’est ça le plus important, cette notion de territoire. » Félix
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Xavier 44 ans, régisseur et Dorian, 31 ans, photographe.
Habitent un 58m2 en location vers Charonne (Paris 11ème) depuis deux ans. Ils mettent respectivement 19% et 51% de leurs revenus dans leur loyer.

« C’est ma forteresse, mon refuge, quatre murs qui me permettent de m’isoler du monde. » Xavier

« Parce que c’est haut de plafond, il y a de l’air qui circule, il y a de la place. J’y consacre trop de mon budget mais c’est un sacrifice indispensable pour moi. C’est un choix, pas très raisonnable, mais c’est ce genre d’espace dont j’ai besoin. Je pourrai y rester des jours sans en sortir. C’est juste cet espace blanc qui me va, je n’ai pas besoin de plus. » Dorian
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Camille, Olivier et Zoé, 32, 35 et 2 ans, responsable visuel merchandising et responsable évènementiel, pacsés en 2010, en couple depuis six ans.
Habitent un 64m2, en location, dans le quartier de Gambetta à Paris (20ème) depuis deux ans et demi. Ils utilisent 30% de leurs revenus dans leur loyer.

« En fait « habiter » c’est un tout, pas uniquement un lieu mais plutôt une façon de vivre des espaces, donc pour moi c’est avoir mon petit nid dans un quartier parisien sympa et dans un appartement qui a du charme. Après, là dedans, je fais ma déco pour en faire un endroit dédié au cocooning. » Camille

« Si je pense « habiter », je pense « famille ». Chez moi, c’est là où je vais retrouver ma petite famille et passer du temps avec elle. Le lieu en soi, je m’en moque un peu. Par contre, il y a une pièce essentielle, c’est la cuisine, j’adore cuisiner et tout ce qui va autour. » Olivier
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Camille,28 ans, doctorante, en couple depuis trois ans, pacsée en 2013.
Habite seule un 44 m2 en location à Belleville (Paris 10ème) depuis 5 mois. Elle utilise 45% de ses revenus dans son loyer.

« J’ai déménagé pour avoir un espace agréable parce qu’avant j’habitais dans un petit appartement défraichi et mal foutu. Ici je peux mettre mes livres, ce qui important pour moi, je peux travailler, inviter des gens. Et puis il y a une baignoire, symbole du « vrai » appartement, qui fait sortir de l’appart d’étudiant. Mais j’ai toujours un petit frigo, c’est mon côté doctorante ! J’ai aussi le luxe d’habiter seule, luxe qu’on peut encore se permettre avec mon conjoint et qui d’une certaine manière rend encore plus fort le fait d’être en couple. » Camille
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Fanny et Bertrand, 28 et 34 ans, professeure des écoles et manutentionnaire, en couple depuis cinq ans.
Habitent un 50 m2 aux Epinettes (Paris 17ème) depuis trois ans. Ils utilisent 36% de leurs revenus dans leur loyer.

« La lumière et le fait que l’appart soit suffisamment grand pour être modulable, qu’il ouvre a différentes possibilités d’agencement. Et dans le même degré d’importance, l’environnement alentour : qu’il y ait mes amis et ma famille pas loin, un quartier jeune et sympa avec un cinéma, un parc etc. Que j’ai tout à proximité. » Fanny

« Pour cet appartement on a privilégié la superficie et le quartier. Et bien sûr, ce qui est essentiel, c’est avec qui j’habite. » Bertrand
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Clara et Christopher, tous deux 29ans, chargée de communication en développement durable et consultant en systèmes d’informations, en couple depuis six ans.
Habitent dans un 38m2 dans le quartier des Batignolles (Paris 17ème) depuis deux ans et demi. Ils mettent 20% de leurs revenus dans leur loyer.

« Quand je suis à l’étranger et que je pense à la maison, je pense à ici. C’est l’endroit où on a tout construit ensemble avec Christo. Dans chaque pièce, pour chaque objet, je peux dire d’où ça vient, il y a mon histoire, celle de Christo ou notre histoire à tous les deux. Et puis c’est le premier appartement on l’on vit ensemble, donc il sera toujours un peu particulier, même si il y en aura d’autre et même si il est tordu. » Clara

« C’est là où je peux me détendre après le travail, passer du temps à y faire des choses ou justement à ne rien faire. J’y suis bien parce que je n’y suis pas tout seul et parce que c’est Clara. Petit à petit ça a été notre chez nous. Y a la cours arborée aussi, c’est pas fermé, cloisonné. » Christopher
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Nicolas, 28 ans, photographe, célibataire et Renaud, 28 ans, photographe et éditeur photo, en couple depuis un an.
Habitent un 45m2, en location, dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris (18ème). Nicolas y vit depuis deux ans et investit 54% de ses revenus dans son loyer. Renaud s’est installé depuis huit mois et utilise 20% de sa rémunération pour son logement.

« Je ne sais pas si j’habite pleinement ici, en fait la possibilité d’« habiter » dépend de ce dans quoi tu es contraint de vivre. Si j’avais une chambre, un salon, un appart à moi, ça serait différent. Là il faut que je corrèle mon lieu de vie et mon lieu de travail en même temps, dans un espace petit et en colocation. Habiter de façon idéal ce serait d’avoir un endroit pour moi, où je puisse dissocier ma vie perso et mon travail. » Nicolas

« Ici c’est un endroit où je m’arrête moins que dans mes précédents logements. Parce que je vais souvent chez ma copine, que j’ai un boulot à horaire décalé… J’habite moins ici. En fait ici je me sens chez moi parce que j’y ai toutes mes affaires, et chez Clara je me sens chez moi parce qu’il y a Clara, l’endroit je m’en moque, ce n’est pas pour ça que je m’y sens bien. » Renaud
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Gina, Maxime et Gala, 1 an et demi, 28 et 29 ans, professeur d'éducation physique et sportive et commerciale dans l'immobilier, en couple depuis sept ans, mariés en 2011.
Habitent un 90 m2 à carrefour de Châteaudun (Paris 9ème) depuis quatre ans. Gala possède cet appartement en indivision avec ses parents et son frère qui ne vivent pas à Paris actuellement. Il a été divisé en deux, l'autre moitié étant loué. Le couple paye l'ensemble des charges relatives aux deux appartements, ce qui correspond à environs 24% de leurs revenus.

« Je me sens chez moi ici car j’y vis au quotidien, je peux y rester en famille et je sais que mes effets personnels et moi-même y sommes protégés. Cela dit je me projette ailleurs dans l’avenir parce que je n’ai pas choisi cet appartement et que c’est celui où j’ai grandi. Du coup, je le vois comme une transition. J’espère avoir plus tard un lieu de vie qui soit un choix de famille que l’on transformera en notre foyer. Ce n’est pas une question d’avoir plus grand ou plus beau, c’est déjà le must ici, c’est vraiment choisir, connaître cet euphorie du choix. » Gala

« C'est compliqué parce qu'ici ça n’est pas « chez moi, chez moi ». Je vis quand même chez ma femme plus que chez moi ! Mais justement ce qui me plait c'est de parvenir à y exprimer mon identité par des touches de déco, par la musique, par tout ce qui fait ma singularité tout en gardant une certaine distance avec le lieu que je ne considèrerai jamais complètement comme chez moi. En fait ici c'est la transition rêvée : un grand espace où j'ai toute liberté pour y mettre ma personnalité, où je me sens chez moi mais où cette notion de propriété n'existe pas. » Maxime
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Léa et François, 24 et 28 ans, chargée de production et monteur, en couple depuis sept ans. Habitent un 40m2, en location, dans le bas Montmartre à Paris (18ème) depuis trois mois. Ils investissent 23% de leurs revenus dans leur loyer.

« Vivre avec mon amoureux dans mon espace avec l’idée du privé, de l’intime. Un lieu à mon image, où il y a mes affaires, où je peux accueillir mes amis, y faire les choses que j’aime comme lire ou cuisiner. C’est aussi un lieu dont je dois m’occuper, dont j’ai envie de prendre soin. » Léa

« Dans « habiter », je vois l’idée de transmettre ma personnalité au travers d’un lieu. Il faut que celui-ci me corresponde, que ce soit mon cocon avec une ambiance rassurante et enveloppante, par le biais de l’éclairage, l’utilisation de certains matériaux et le fait d’y mettre mes objets. » François
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Ava et Romain, 24 et 27 ans, tous deux photographes, en couple depuis trois ans.
Habitent un 43m2 dans le 12ème, prêté par la mère d’Ava, depuis deux ans et demi. Aussi, ils n’utilisent que 5% de leurs revenus dans les charges de leur appartement.

« L’endroit où je suis capable de faire abstraction de tout ce qui se passe dans ma vie et où je peux me sentir sereine. » Ava

« C’est le seul endroit où je maitrise le temps, je n’ai pas de contrainte horaire, j’arrive quand je veux etc. Et surtout je suis libre, je fais ce qu’il me plait, je ne dérange personne, je n’ai pas de contrainte. Je suis isolé. Après, ça peut être dangereux, tu perds la notion des choses, de ce qu’il faut faire dehors etc. C’est aussi un piège d’être chez soi car ce n’est pas le meilleur moyen d’avancer, donc il faut le faire avec modération. » Romain
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Juliette et Antoine
Légende en cours
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Jeanne, 28 ans, artiste-plasticienne, célibataire.
Habite un 44m2, en colocation avec une « fantôme », à Pantin (93) depuis un an et demi. Elle met 53% de ses revenus dans son loyer.

« Mon parquet qui est chaleureux, mon quartier que j’aime, mes voisins que j’aime bien aussi ! L’essentiel c’est que je me sente bien, que j’aime y dormir, y manger mais aussi que j’aime en partir en sachant que je serais contente d’y revenir. » Jeanne
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